5 avril 2006
L’intérêt porté au phénomène humoristique en orthophonie est assez peu courant. L’humour est un concept complexe dont l’auteur se propose d’étudier la compréhension à travers la maîtrise cognitive, affective et langagière de l’enfant.
5 avril 2006
Ecriture, pictogramme, récit, rééducation du langage oral
L’utilisation des pictogrammes se limite en général aux enfants I.M.C. ou à certaines personnes cérébro-lésées. Il nous a donc paru intéressant de vous présenter une autre possibilité d’intervention avec ce type de matériel.
5 avril 2006
A l’heure où les violences en Algérie conduisent une part croissante de la population à l’émigration, où les sans-papiers d’Afrique de l’Ouest demandent leur régularisation, où les arrivants d’Europe de l’Est sont de plus en plus nombreux et où les efforts déployés pour favoriser la scolarisation des enfants des tsiganes et des gens du voyage portent leurs fruits, il apparaît de façon certaine que les interventions auprès des enfants migrants, tout comme celles auprès des enfants issus de familles migrantes, viennent s’ajouter aux multiples compétences de l’orthophoniste.
3 avril 2006
Les recherches neurolinguistiques des dernières décades ont apporté de formidables nouvelles connaissances concernant le développement du langage chez l’humain. Le cerveau développe cette fonction longtemps avant l’âge de la pré-maternelle. Il est étonnant d’apprendre que déjà au 7 ème mois de vie utérine, les neurones s’activent en préparation de cet apprentissage. Ils opèrent alors, à ce moment, dans le champ auditif. Le foetus reçoit les stimuli venus de la musique que maman écoute évidemment, mais son cerveau s’intéresse davantage à la voix de maman, à ses intonations mélodiques et aux sons qui reviennent plus fréquemment lorsqu’elle parle. Nous savons que l’activité auditive est l‘étape primaire essentielle pour apprendre une langue : « j’apprends à dire le mot si je l’entends » .
26 mars 2006
Pour clore ce siècle, qui a vu naître l’orthophonie...il fallait un article « extraordinaire ». Et quoi de mieux que cet article paru en 1964, mais rédigé en 1939. Six décennies depuis que les fondements de notre discipline ont été édifiées. Déjà les grandes lignes de notre intervention (retard de parole, bégaiement, aphasie) étaient posées. Mais dans le même temps, que de différences sinon dans l’esprit du moins dans la forme. De véritables envolées littéraires ponctuaient alors les conférences magistrales, une étonnante complexité de vocabulaire était présente à chaque paragraphe. A tel point qu’il est souvent difficile de comparer avec l’état actuel de la discipline.
26 mars 2006
Lorsque le thérapeute reçoit en consultation un enfant bilingue, le questionnement est double : doit-on, peut-on appréhender et par là même rééduquer un retard de parole chez un enfant bilingue de la même façon que chez un enfant monolingue ? Notre objectif et notre rôle sont-ils de permettre à cet enfant une parole correcte uniquement en français (en général la seule langue que maîtrise parfaitement l’orthophoniste) ou bien devons nous viser également une amélioration dans son autre langue (c’est à dire bien souvent sa langue maternelle) ? Ces réflexions paraissent d’autant plus importantes lorsqu’on sait que ces difficultés concernent environ 10% des enfants et qu’à l’approche de l’an 2000 plus de la moitié des enfants de la planète acquièrent deux langues au moment de leur scolarisation.
26 mars 2006
L’orthophonie est une sorte de caverne d’Ali Baba. Sans doute du fait de la complexité même des conceptions du langage, mais aussi de l’insuffisante formation de base, sans oublier la relative nouveauté de notre discipline, on peut trouver des propositions thérapeutiques extrêmement diverses dont malheureusement certaines confinent au ridicule ou au gag. La difficulté pour nous, au quotidien, est sans doute de connaître ET de maîtriser un certain nombre d’outils qui conviendront selon les cas, plutôt que d’être l’apôtre d’UNE méthode unique.
19 mars 2006
En préalable de cet article, indiquons que Fréquences est la revue scientifique de l’OOAQ (Ordre des orthophonistes et audiologistes du Québec) et que, numéro après numéro (même si la pagination est réduite), on découvre des approches passionnantes, constituant souvent des ouvertures à partir de nos propres problèmes.
19 mars 2006
Rarement utilisé en France, le terme « holistique » est bien plus fréquent dans la littérature anglo-saxonne. Il signifie « global » au sens où une telle approche englobe la totalité des éléments. Certains auteurs américains utilisaient ce terme pour proposer une méthode d’intervention langagière non structurée en petites unités, donc plutôt conçue comme un bain de langage.
19 mars 2006
Il est indispensable de connaître les étapes de l’acquisition normale du langage pour comprendre la pathologie et les moyens d’y remédier. On le sait depuis plusieurs années maintenant, la maîtrise des habiletés phonologiques est nécessaire à l’apprentissage de la langue écrite.