Publié le 6 avril 2006 |
Logiciels

Le moment du bilan est capital en orthophonie. Mais le temps nécessaire est conséquent. Aussi pour passer plus de temps à évaluer et moins à rédiger le compte-rendu, G. SENAC a imaginé ce logiciel d’aide à la rédaction du bilan. Louable idée, que beaucoup imaginaient...mais que peu concrétisaient.
Le logiciel débute par la création du papier à en-tête. Puis on choisit de créer une fiche pour un nouveau patient : nom, adresse, assuré, caisse, etc...Tout se fait dans des petites cases. L’étape suivante consiste à choisir le type de bilan souhaité :
• bilan phonétique
• bilan de la pathologie du langage oral et écrit
• bilan de la phonation
• bilan de la dysphonie
• examen d’aptitudes à l’acquisition du langage oral et écrit.
Il est possible de modifier le bilan et bien sûr de l’imprimer. On peut également visualiser l’ensemble du bilan.
La « rédaction » d’un bilan fonctionne par chapitres.
Par exemple, pour le bilan de la phonation : cavité oro-pharyngée, fonction respiratoire, posture de repos labio-lingual, articulation des phonèmes, voix, posture globale, fluidité verbale/projection vocale, comportement.
Pour la pathologie du langage écrit, les différents chapitres sont : lecture, rythme, compréhension, niveau, réalisation écrite, qualité du langage, structures syntaxiques, comportement.
A l’intérieur de chaque chapitre sont proposés plusieurs énoncés, accessibles en cochant une case ou en surlignant avec la souris. Il est également possible à plusieurs moments (en particulier en conclusion) de noter un commentaire libre.
Un exemple d’énoncés :
Pour la compréhension dans le bilan de la pathologie du langage oral, des choix sont proposés pour les lexèmes, les circonstants, les flexions, les catégories, les termes de relation, les éléments de temps et de causalité. Dans chaque élément, on peut choisir une des trois cases : connaissance, insuffisante, méconnaissance.
Au bout du compte, on obtient en quelques minutes un bilan rédigé de façon très organisée, à la manière d’un rapport technique que l’on peut enrichir par des commentaires judicieux.
Plusieurs questions viennent à l’esprit :
• La tendance actuelle est à la cotation d’évaluations standardisées. Une telle rédaction, méthodologiquement « marquée », apparaît en porte à faux avec cette cotation. Comment par exemple faire entrer les résultats d’un Chevrie-Muller et Simon, d’un Montréal-Toulouse ou de la BELEC dans la grille proposée ?
• De plus en plus souvent nous sommes confrontés à des pathologies différentes de celles autrefois existantes. Il ne semble guère possible de faire entrer dans ce cadre les conclusions d’un bilan d’illettrisme ou d’une Maladie d’Alzheimer.
• Et puis il y a le prix. Sans doute un petit plaisantin a oublié une virgule à la fin car proposer un tel logiciel à ce prix (2978 FF ) tient manifestement de l’erreur.
Sans doute cette aide à la rédaction peut elle être utile à des professionnels désireux de présenter à un médecin un bilan technique impeccable sur la forme. Mais sûrement pas à ce prix-là.
Mais le plus simple est sans doute d’essayer pour juger par vous-même. Un logiciel de démonstration, fonctionnant à l’identique, mais bridé, est disponible pour la somme de 30FF en timbres-poste.
L’adresse : ARMASSEN - 10 rue Charles Nicolle - 32000 AUCH.
2000, G . SENAC et P. ARMAS, 2978 FF